Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 20:29

 



         Malgré l’explosion mondiale du « mouvement  MMA », la France est néanmoins très peu représentée dans les organisations majeures. Si les clubs de Combat Libre fleurissent sur l’ensemble du territoire, peu de nos combattants s’imposent durablement en tant que « top fighters ». Certains sont quand même parvenus à rejoindre les meilleures organisations mondiales. Ces pionniers ont sués sur des rings ou des cages légendaires alors que la pratique professionnelle de ce sport en France est quasi impossible.

 


 

 

L’erreur Orlando Wiet

                Les rares spectateurs français qui ont eut la chance de voir au milieu des années quatre-vingt dix les cassettes vidéos des premiers évènements de l’UFC  ont tous cru qu’un français y avait participé. En plus, cette idée est restée longtemps dans la tête des fans. En effet, dans la vidéo du tournoi de l’UFC 2 (qui a eu lieu en 1993), un des participants était un expert de Boxe Thaïlandaise nommé Orlando Wiet. Lors de ses entrées dans la cage, le speaker de l’organisation américaine la présenté comme étant français. En réalité, Orlando était hollandais, mais la confusion qui a été crée se soir là provient du fait qu’il partageait la vie d’une immense championne de Boxe Pieds poings nommée Valérie Hénin. En réalité, Il faudra attendre encore quelques années pour voir un combattant français participer à un évènement d’une grande organisation.

 

 

 

 

 

Les français du Pride

                Bertrand Amoussou a quant à lui brillé le 23 mai 2004 en étant le premier français à avoir combattu, et gagné, dans ce qui restera sans doute comme la plus prestigieuse organisation avant le monopole de l’UFC : le Pride Fighting Championship. D’autres frenchies ont également combattus au fameux Pride FC, mais malheureusement jamais avec le même succès que Bertrand. Et ce n’est pas faute d’avoir du talent ! Cyrille Diabate, Grégory Bouchelaghem et David Baron ont chacun livré un combat dans l’organisation en 2006. Malheureusement, les matchmakers japonais leur avaient réservés un sort tout particulier puisqu’ils ont tous affrontés des adversaires considérés à ce moment là comme les meilleurs de leur catégorie. Les français ne sont pas parvenus à s’imposer mais ont tous laissé une forte impression aux connaisseurs nippons. Diabate et Bouchlaghem ont respectivement combattu les terribles brésiliens « Shogun » Rua et Paulo Filho. Quand au pompier David Baron, il était opposé au «Firekid japonais » Takanori Gomi qui portait alors à sa taille la ceinture de Champion poids léger de l’organisation (- 70 kg).

 

 

 

 

 

L’exception Cheick Kongo

                On peut considérer le parcours de Cheick Kongo comme unique parmi les combattants français. C’est à ce jour le seul à s’être imposé durablement dans une organisation majeure. En effet, ce poids lourd expert de Muay Thaï  combat maintenant à l’UFC depuis 10 combats. Son style spectaculaire et son charisme lui ont permis de rester dans les petits papiers du sulfureux président Dana White depuis 2006. Mais Cheikh attend toujours un combat pour le titre, espérons que sa défaite en juin dernier contre le talentueux lutteur Cain Velasquez ne repousse pas trop longtemps son objectif.

 

Par Grégory B.
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